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Le miscanthus est une filière qui se structure, innove et prend toute sa place pour le développement d’une bioéconomie dans les territoires et la protection de l’environnement.
Addiplast, l’INRAE et Novabiom sont acteurs du projet de R&D GRACE, qui rassemble un consortium de 22 partenaires académiques, PME, grands groupes et agriculteurs de six pays européens, pour un budget de 15 M€, dont 12,3 M€ du « Bio-Based Industries Joint Undertaking (BBIJU) ».

Ce projet qui touche à sa fin a étudié la performance agronomique de plusieurs variétés de miscanthus et de chanvre implantées sur des terres peu ou pas aptes à la production d’alimentation humaine ou animale (terres marginales). Il a porté également sur la démonstration à une échelle industrielle de 10 chaînes de valeur, basées sur la biomasse lignocellulosique.
La journée de démonstration GRACE à Margès ce 13 octobre 2022 est l’occasion de montrer les nouveaux produits issus de la recherche GRACE, de faire le point sur les enjeux environnementaux de cette culture, et de voir sur pied la culture du miscanthus et les utilisations en circuits courts qui en sont faites à la ferme.
L’entreprise Addiplast, PME familiale implantée à Saint-Pal-de-Mons (Haute-Loire), travaille depuis plusieurs années sur l’ajout de fibres naturelles, en tant que charges ou renforts de matrices polymériques pour obtenir des « compounds » (composites) thermoplastiques techniquement performants et innovants. Le projet Grace a permis, à Addiplast, de continuer le développement de plusieurs grades Polypropylène / miscanthus pour remplacer les charges minérales ou les fibres de verre en démontrant des effets très positifs sur les impacts environnementaux via les analyses de cycle de vie (ACV). Dans le cadre de l’industrialisation, Addiplast a également travaillé, avec les différents partenaires du projet Grade afin d’obtenir un procédé de fabrication (compoundage) robuste, répétable et technico-économiquement plus performant.
L’INRAE travaille depuis plusieurs années sur les impacts de la culture du miscanthus sur l’environnement, dans le cadre de plusieurs projets achevés ou en cours : GRACE, BFF, CE-CARB, MisTigation.

Ces études ont porté récemment sur les flux du carbone et d’azote dans la plante et dans le sol. Il apparaît ainsi que la culture de miscanthus permet un stockage important de carbone dans le sol, entre 0,3 à 1,0 tonnes de carbone par hectare et par an pour une récolte tardive, en mars-avril quand les cannes de miscanthus sont sèches. Quant à l’azote, il a été montré que la plante bénéficie d’un recyclage performant et qu’en situation de récole tardive, il n’y a pas besoin de fertilisation systématique.

Novabiom, acteur national de la filière miscanthus, observe que ces atouts génèrent de plus en plus de demandes de la part de collectivités locales qui souhaitent favoriser l’implantation du miscanthus pour protéger la ressource en eau et développer une bioéconomie locale, le plus souvent une chaufferie. Novabiom les accompagne à mettre en place ces filières locales.
Monsieur Dumoulin, agriculteur à Margès dans la Drôme accueille cette journée de démonstration. Il a implanté 8 hectares de miscanthus depuis 2018. Les copeaux de miscanthus, produits des récoltes, servent à alimenter en combustible deux chaudières Heizomat de 500 kW de puissance chacune, ou en litière pour ses poulaillers.

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